Le lendemain de l’attentat de Nice, il lui a été demandé de faire un compte-rendu précis au ministère de l’Intérieur. « Un commissaire de la police nationale s’est présenté à moi. Il m’a dit qu’il était envoyé par le ministère de l’Intérieur et m’a demandé de faire un compte rendu pour le ministère », explique-t-elle. « Il fallait que je décrive par séquence de 10 secondes ce que je voyais aux caméras de vidéosurveillance et que j’indique l’emplacement des effectifs de la police municipale et nationale. »
Elle évoque ensuite les pressions dont elle avait déjà parlé dans sa première interview. « On m’a dit qu’il fallait que je fasse vite et que j’envoie un rapport modifiable. Cela a duré entre 1h et 1h30, la personne du ministère a rappelé sur le téléphone de service pour que je me dépêche. C’est du harcèlement. J’ai refusé d’envoyer une version modifiable de mon rapport. Un commandant de police qui aurait pris la relève du commissaire a dit qu’il me réquisitionnait, que je n’avais pas le choix. Je ne suis pas une menteuse, je dis la vérité, j’ai subi des pressions ».
