Le patron du Clovis s’apprêtait à vendre son bar-tabac quand le plan Vigipirate post-attentat a bouleversé ses plans. Depuis la mise en place du plan Vigipirate, il était en effet devenu impossible de stationner à proximité de la synagogue de Reims, établissement situé en face du bar-tabac Le Clovis. La synagogue été placé sous protection jour et nuit. La présence permanente des militaires et les barrières interdisant le stationnement a fait progressivement fuir une grande partie des habitués du bar-tabac, estime le gérant. «Personne n’avait le droit de s’arrêter: il y avait des barrières partout pendant 5-6 mois. Ça a immédiatement plombé mon chiffre d’affaires», a ainsi confié le patron du Clovis avant d’ajouter: «Il y a avait 18 militaires jour et nuit devant mon commerce, trois groupes de six précisemment!», déclare t-il révolté.
